Le Personal Branding en 2026 : mes 8 prédictions (et malédictions).
#83 Bonne nouvelle pour les experts
Salut tout le monde, c’est Mathieu 👋
Meilleur voeux 2026,-)
Ça fait un moment que je n’ai pas pris la plume ici, ça fait plaisir de revenir. Pour soutenir mon travail, pense à cliquer sur le ❤️ juste au dessus, ça me donne de la force.
Dans ce numéro 83, j’ai choisi de prendre un peu de hauteur pour partager ma vision de l’évolution du Personal Branding. Après 4 ans à travailler le sujet, beaucoup de choses ont changé.
La macro question à laquelle je veux répondre : “Comment s’y prendre pour travailler son personal branding efficacement en 2026”
Objectif : je vais vous partager mes prédictions pour 2026, basées sur
les 120 dirigeants que j’ai accompagnés
les 70 personnes interviewées dans mon podcast
ma pratique en tant que créateur de contenu.
Temps de lecture ~ 6 minutes
Au menu :
Changement de perspective : la réputation redevient plus importante que la notoriété.
Le retour en force des vrais experts avec le “leadership talk”
Le contenu générique est mort. 5 autres types de contenus pour jouer
Le retour en force du contenu long dit “de stock”.
Youtube. Youtube. Youtube.
Retour du contenu brut, non “charté”.
Les communautés privées ont le vent en poupe.
Les recyclages digérés avec un point de vue.
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Ma quête professionnelle est d'aider chacun à prendre la parole sans permission pour développer son autorité dans son domaine d’expertise.
Je le fais à travers ces 4 piliers :
LinkedIn, 3 posts par semaine : pour me suivre c’est par ici.
Mon podcast 🎙 BONNE RÉPUTATION : s’abonner à mon podcast sur sa plateforme favorite.
Mon accompagnement Personal Branding pour entrepreneurs & dirigeants.
Ma newsletter, 2x par mois : lire les autres éditions du Carnet de Mat.
Tout est 100% fait avec mes petites mains.
L’année 2025 a été aussi intense qu’éclairante pour moi. Après 3,5 ans à accompagner des dirigeants sur leur Personal Branding, les inévitables questions du “Pourquoi tu fais ça?” et “Quelle est la suite de l’histoire?” sont remontées à la surface.
Cela m’a rappelé que mon travail avec les dirigeants, dans la sphère professionnelle du Personal branding, se focalise sur l’amplification de la réputation par la prise de parole en ligne.
La notoriété peut se créer, mais la réputation non.
La réputation part du réel, des actes.
Et si la notoriété passe vite, la réputation reste.
Pour 2026, il va être crucial de se rappeler cette distinction entre “réputation” et “notoriété”.
1) Changement de perspective : la réputation redevient plus importante que la notoriété.
C’est la fin de la récré.
Tous les réseaux sociaux sont arrivés à maturité, et l’IA permet une génération de contenu infinie.
La visibilité organique baisse.
Les contenus sponsorisés fleurissent.
Personne ne gagnera la bataille de la quantité :
On a touché un plafond de verre de l’attention, nos cerveaux sont juste à saturation.
Les entreprises ont compris qu’il fallait investir sur le contenu incarné, la concurrence est rude.
La notoriété est un jeu infini qui ne s’arrête jamais. Alors à moins d’avoir des ressources illimitées, bon courage.
J’observe que ceux qui percent ces derniers mois ne sont pas ceux qui en font le plus, mais ceux qui font mieux.
J’ai aussi observé des personnes avec une belle notoriété s’effondrer, car l’écart entre le volume de contenus qu’ils proposent et sa valeur réelle était trop important. Où tout simplement parce que leur mauvaise réputation les rattrape (et ça va très vite).
Cela implique un travail de fond sur sa réputation ( ce que les gens pensent de moi quand je ne suis pas dans la pièce) , pas uniquement sur la notoriété.
Malédiction n°1 : travailler son Personal Branding dans la sphère professionnelle demande un travail d’introspection de plus en plus profond et technique. La barrière à l’entrée est plus forte.
Cela a plusieurs conséquences en cascades.
2) Le retour en force des vrais experts avec le “leadership talk”
55% des décideurs utilisent les “thought leaders” comme critère de sélection pour identifier les entreprises avec qui travailler
Pour faire du contenu expert, il y a 2 choix.
Micro expertise = des contenus “comment faire”, “la méthode pour…”, “le guide pour…”
“Leadership talk” = regard sur son expertise avec une perspective personnelle, analyse macro, esprit critique, en posture haute.
Henriette Cornet est chercheuse dans le domaine du transport autonome. Elle propose des analyses macro très pertinentes pour le secteur :
Richard Michaud est expert en finance, et propose de décrypter les actualités du secteur, toujours avec un regard critique.
3) Le contenu générique est mort. 5 autres types de contenus pour jouer
Le contenu corporate est mort aussi.
Malédiction n°2 : “Les 5 tips pour …”, c’est fini.
On veut s’éloigner au maximum de tout ce qui pourrait être trouvé sur Google, ChatGPT, Perplexity ou une autre IA.
Il nous reste à mon sens au moins 5 types de contenus pour s’éloigner du générique
Le contenu expert “leadership talk” (montré plus haut)
Le contenu expert ultra poussé (exemple ci-dessous)
Le contenu à pure conviction sur une actu ou un sujet chaud (exemple ci-dessous)
Le contenu humoristique (exemple ci-dessous)
Les vraies Histoires personnelles (exemple ci-dessous)
Contenu expert ultra poussé (exemple avec une infographie)
Contenu à conviction - Samuel Caux qui pousse un coup de gueule
Contenu drôle - Nicolas ou moi (les gens ont besoin de rire!)
Vraies Histoires personnelles - François . Il n’est pas en train de raconter la 3ème fois ou il a peut-être failli faire un burnout. Il raconte un vrai pivot dans sa vie, qui raisonne avec beaucoup de personnes dans la quarantaine.
4) Le retour en force du contenu long dit “de stock”.
Flux vs stock
Les contenus de flux apportent de la visibilité, mais périment vite.
Les contenus de stock apportent de la rétention et sont intemporels.
Le ‘snack content’ sert la notoriété passagère, mais ne suffit pas à construire une réputation ni une notoriété dans le temps long.
Et paradoxalement, dans un monde où l’on est envahi de contenus courts, les bons contenus longs reviennent en force.
Ma ‘secret sauce’ pour augmenter l’efficacité de mes contenus sur le long terme, c’est de jongler depuis 3 ans avec le “triangle d’or du B2B” :
LinkedIn (flux) pour la visibilité
Podcast (stock) pour la crédibilité
Newsletter (stock) pour la rétention
Attention, il faut lancer un canal à la fois. Et 3 canaux max suffisent LARGEMENT !
5) Youtube. Youtube. Youtube.
Youtube est extraordinaire.
La plate-forme date de 2005.
Elle a dépassé en France en 2025 notre bonne vieille télé en terme d’audience.
Et Youtube, C’est Google.
Google, c’est le SEO, c’est-à-dire la capacité à apparaître dans les réseaux de recherche.
Les recherches sur les IA vont chercher sur Google. Donc sur Youtube.
Même si le niveau est très difficile pour développer une audience sur Youtube (et ça prend du temps), il faut le voir comme l’investissement media le plus solide à faire aujourd’hui pour du contenu de stock.
Et il y a un espoir pour les experts. Regardez plus bas
6) Retour du contenu brut, non “charté”
Il y a eu une explosion des podcasts en studio. Tout le monde avec le même fond, les mêmes sous-titres, la même lumière.
Alors, un nouveau format, plus brut, a émergé pour prendre le contre-pieds.
→ Des vidéos solo face caméra de 10 minutes, en profondeur sur un sujet.
→ Pas de montage studio, tout se joue en une prise.
→ Condition : dire des choses intéressantes !
2 anciens monstres de LinkedIn ont bien compris le filon : Guillaume Moubèche et Grégoire Gambatto.
7) Les communautés privées ont le vent en poupe
Le réseau physique a toujours été la base du business est le restera.
Ceux qui font le plus de business sont toujours ceux qui ont un gros réseau.
Un réseau fort part du lien réel.
Une réputation forte part des relations réelles.
Je ne vais pas m’étendre là-dessus, mais LinkedIn sert d’amplificateur pour garder le lien, même 10 ans après.
Rencontrez les gens, et amplifiez sur LinkedIn.
8) Les recyclages digérés avec un point de vue.
Il faut avoir l’humilité de comprendre que tout a déjà été dit.
Mais ce qui peut avoir de la valeur, c’est de transmettre une idée, digérée avec son point de vue personnel.
Par exemple
aller chercher dans des livres la pensée originale
aller chercher des idées sur d’autres réseaux
J’ai par exemple digéré et transmis un contenu de la psychologue Claire Petin dans un post LinkedIn qui est devenu viral.
Conclusion.
Je sais une chose.
La capacité à communiquer est ce qui nous rend humains. C’est anthropologique.
En 2026, plus que jamais, nous allons avoir besoin de nuances, de pensées fines et complexes.
Nous allons avoir besoin de leaders qui ont le courage de porter leurs idées.
Nous allons avoir besoin que les meilleurs experts se saisissent de leur parole.
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Merci d’avoir lu ce numéro en entier 🫶
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💬 Un message LinkedIn
💌 Un mail à mathieu@inprogress.pro
À bientôt,
Mathieu















Merci Mathieu, je te rejoins sur de nombreux points et je t'avoue que je suis assez heureuse de cette nouvelle veine de l'autorité x authenticité qui est mon mix préféré. To be continued !
Hello Matthieu !
Est-ce que tu connais ce livre : « avoir le courage de ne pas être aimé » de Ichiro Kishimi et Fumetake Koga ?
Il fait écho je trouve à ta conclusion… cela parle de m psychologie Adlerienne qui pose comme base :
Tous les problèmes humains reposent sur les relations interpersonnelles.
En tout cas, je trouve la perspective d’un retour de la réputation sur la notoriété porteuse d’espoir 🙏